Samedi 17 janvier 2009
Et si on prenait le temps du recul? Regardons le présent et le passé, la manière dont ils s'articulent ensemble. De grandes tendances apparaissent sur plusieurs millénaires.
Tout d'abord notre besoin de croyance pour combler nos ignorances, du pagaisme au monothéisme, de la science à l'économie. Nous avons besoin de donner des réponses aux choses que l'on ne comprend pas pour combler nos peurs.
Ensuite, la prédominance de nos instincts, quand l'on se sent menacé physiquement ou intellectuellement, on répond inconsciement par la violence. La raison n'existe pas, nous défendons nos idées et nos proches en faisant fi de toute remise en question.
Enfin, nous sommes et nous restons des animaux, pour lesquels l'instinct de reproduction est incontrolable. La totalité de nos actions sont guidées par nos instincts de reproduction et de survie. La parole, l'écriture et tout ce nous qualifierons d'intelligence sont des résultats et des élèments de ces instincts, des moyens d'y parvenir, qui ne sont en rien indépendants.
Toutes les philosophies, les sciences et les religions s'articulent autour de ces éléments. Elles sont chacunes nécessaires à la vie en société liée autant à l'instinct de survie que de reproduction. La philosophie et la religion régulent l'être humain par des normes morales. Elles atténuent nos peurs et nous aident en théorie à mieux accepter l'autre. Elles sont des outils puissants pour souder un peuple en temps de crise par exemple, ce qui est lié à notre instinct de survie. Elles sont le résultat direct de nos peurs et de nos souffrances. Et elles sont un moyen inconscient d'en sortir.
La science elle est l'outil de notre développement et de notre santé. Elle découle logiquement de nos conditions de vie et de la croissance de la population. Elle n'est qu'un outil qui ne tend vers aucune vérité ultime malgré ce que notre besoin de croire nous amène à penser. C'est nos instincts de survie qui poussent la science. Nous anticipons par inquiétude. Et si un jour la terre est menacée? Pas de problème, préparons des voyages spaciaux! Comment nourrir de plus en plus de personnes? Pas de problème, développons et méchanisons notre agriculture, etc. Les choses se font par hasard et par nécessité.
Dans ce contexte, la civilisation occidentale a une chance exceptionnelle. Nous sommes les plus avancés, malgré les souffrances quotidiennes des notres. Cette opulence nous donne un sentiment de supériorité, qui n'est qu'illusion.
Au nord comme au sud, nous agissons tous par instinct. Si la raison existait et était plus forte que l'instinct, nous ne laisserions pas crever de faim la moitié de la population mondiale et les conflits auraient disparu depuis longtemps.
L'Histoire de l'Humanité n'a rien de particulier, elle n'est que le tableau d'une espèce qui lutte pour sa survie, et qui n'hésite pas à tuer ses semblables pour atteindre son but. Si on devait utiliser des termes humains, on pourrait nous définir par cruels, bestiaux, dénués d'Intelligence, etc.

Dans ce contexte, comment réfléchir le futur? Comme par le passé, nous avons deux chemins qui se présentent à nous. Celui de la continuité, où les instincts l'emportent sur la raison et où au final nos actions se font au détriment de nos Intérêts. Et l'autre, qu'on pourrait apeller la voie d'Or où le rationnel l'emporterait sur l'instinctif, où on se rendrait enfin compte qu'aider son prochain est préférable pour nous que l'écraser ou le dénigrer comme le souffle nos instincts primaux.
L'histoire de l'Humanité commencera quand nous serons capables transcender nos instincts pour y distiller un peu de raisons.
Cela arrivera t'il un jour?

Par lhentz - Communauté : Les blogs de Gauche
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Jeudi 15 janvier 2009
C'est un article, je pense, qui va être difficile à écrire. En vrai, il mériterait des pages et des pages avec des faits pour appuyer mes intuitions. Mais on est sur un blog, alors je vais me permettre l'inimageable dans d'autres circonstances, et je vais uniquement m'exprimer selon mon ressenti.

Car il s'agit bien là du nouveau paradigme sur lequel une société nouvelle semble se bâtir. Nous sommes en train selon moi de passer d'une société basée sur le rationalisme, avec des fondements scientifiques longtemps élévés comme vérité absolue, à une société empathique où l'homme revient au centre.

Nous réflechissons de plus en plus au "vivre ensemble", plutôt qu'à l'organisation sociale. En économie, "l'homo oeconimicus" vit probablement ses dernières heures dans les couloirs des facultés où il est remplacé par l'économie expérimentale basée sur la théorie des jeux. Nous entrons doucement mais certainement dans une économie de la collaboration, car il s'agit selon toute évidence du modèle économique le plus efficace.

Comme tout paradigme, il prend plusieurs générations à s'ancrer. Selon moi, il est né après la seconde guerre mondiale, et la construction européenne en est sa genèse voire son symbole. Pour la première fois de l'histoire de l'Humanité, des pays ont décidé de s'unir démocratiquement pour leur sécurité et la paix. Ils ont eu le courage de regarder au delà de leurs intérêts particuliers, grâce à quelques hommes d'exception que l'Histoire n'encense pas assez!

C'est ce même paradigme qui a animé les mouvements des années 60 et 70, avant que les réalités économiques ne le rattrappe. Les slogans scandés n'étaient alors que des idéaux perdus dans les vagues de la réalité. Mais aujourd'hui les choses changent, nous sommes proches du point de rupture. Notre manière d'aborder les problèmes est différentes, nous n'avons plus la même logique intelectuelle que nos parents. Avec Internet, nous partageons quotidiennement nos connaissances et nos volontés.

Je ne pense pas être le seul à me sentir en décalage par rapport aux positions et aux décisions de nos élites actuelles. C'est comme si deux mondes cohabitaient en ne parvenant plus à se rejoindre. Je ne me reconnais pas dans les discours de la gauche, de l'extrême gauche, du centre, de la droite ou de l'extrême droite. Les solutions proposées me semblent tellement absurdes comparées aux problèmes existants.

Pourtant, ils sont autant dans le vrai que moi dans le tort. Ce décalage s'explique par un changement de nos référentiels. Nos aînés veulent assurer à tout prix la puissance de notre état et une économie forte, alors que nous nous voulons avant tout une société plus égalitaire et ne laissant pas crever de faim les plus démunis.

Qui de la poule ou de l'oeuf? Un état riche assure t'il nécessairement l'égalité et la prospérité? Ou bien un pays devient il riche à partir du moment où son peuple est uni autour d'une cause commune? Et la richesse et la puissance peut elle être une fin en soi? Même notre ami Platon dirait que non!!!
Au final, la course vers la puissance et la richesse continuera t'elle à être un but en soi? Je ne pense pas, et c'est bien le fondement de ce nouveau paradigme que je pressens. Mais il est loin d'être un idéal, car il s'accompagne d'un puissant besoin de se différencier pour exister, et nos instincts primaux restent les mêmes. Notre façon de percevoir le monde va certes changer, selon moi, mais nos comportements eux resteront identiques.
Par lhentz - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Jeudi 8 janvier 2009
Suite à l'échange de commentaire sur un autre sujet qui n'avait à la base rien à voir avec le conflit avec le Hamas, je me permets d'écrire quelques lignes.
C'est volontairement que je n'ai rien écrit sur ce sujet jusqu'à présent, bien que la tentation soit forte, et notament sur la manière dont les média le traite.
Dans ma recherche d'information, je suis tombé sur un blog bien fait et assez objectif qui explique le déroulement des évenements ces dernières semaines, du côté Israelien comme Palestinien.
En haut à droite, il y a une chronologie qui renvoye au site du Monde.fr qui permet de mieux comprendre ce qu'est le Hamas, le Fatah, les partis Israeliens, les processus de paix et la raison des combats.
Bonne lecture ;-)
Par lhentz
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Mercredi 7 janvier 2009
J'ai remarqué que plusieurs visiteurs sont arrivés sur le blog suite à des recherches sur les élections Européennes.

Si vous souaitez bien suivre l'actualité de l'Union Européenne, vous pouvez aussi visiter ces sites:
http://www.euronews.net/
http://www.cafebabel.com/fre/
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/

Et là où il y a les meilleures informations sur les institutions européennes et leur fonctionnement, c'est sur leur propre site:
La commission européenne
Le parlement Européen

Le Parlement Européen est actuellement à droite, la commission pour sa part est dirigée par José Manuel Barroso qui est socialiste. Il a été nommé par le conseil des ministres européens. Les membres de la commission, si le traité de Lisbonne est finalement adopté, seront choisis par le parlement, ce qui sera un grand pas pour la démocratie Européenne et pour la représentativité de son peuple.
Il faut savoir qu'actuellement, l'organe le plus puissant de l'Europe est la commission Européenne. Il a le pouvoir unique de proposer les lois au conseil des ministres Européens et au parlement, puis de les appliquer.
Le traité de Lisbonne devrait aussi réduire ces deux pouvoirs là, et augmenter ceux du parlement Européen.

De manière générale, le parlement a le pouvoir de bloquer certaines lois (comme celle pour le travail hebdomadaire possible jusqu'à 60 heures récemment) et co-décide de la répartition du budget Européen.
Pour ceux qui veulent une Europe plus sociale, elle se défend d'abord dans les urnes en soutenant les partis Européens qui défendent nos intérêts.
Pour ma part, le parti qui m'intéresse le plus pour ces élections, c'est celui de Franck Biancheri, fondateur de l'association AEGEE il y a une vingtaine d'années et du parti Newropeans en 2005. L'objet du parti est de créér un vrai sentiment Européen en renforcant la démocratie dans l'union.

Si vous connaissez d'autres sites ou parti intéressant, n'hésitez pas à les mettre en com ;-)
Par lhentz
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Jeudi 1 janvier 2009
La vidéo:

Les vœux de Nicolas Sarkozy
par lemondefr

Et un article que j'ai bien aimé sur rue89

Vous en avez pensé quoi du discours présidentiel?

Personnelement, j'ai eu une impression de déjà entendu. N. Sarkozy s'affiche tellement tout le temps dans les médias que son discours lors des voeux n'a pas la même force que ceux de ses prédecesseurs.
2009 sera une année charnière pour son mandat présidentiel. Il devra je pense arbitrer entre ses promesses électorales, les réformes en cours et des réformes rendues nécessaires par la crise actuelle.
J'en suis presque convaincue, le bouclier fiscal va revenir en force dans les débats. Pour N. Sarkozy c'est un piège dont il aura du mal à sortir. Il ne peut pas appeler d'une part à la solidarité et maintenir d'autre part un dispositif aussi injuste. S'il fait machine arrière sur ce point, il en sortira décribilisé. S'il ne fait rien, le sentiment d'injustice augmentera et la colère avec. La situation est tendue, et il ne faudrait pas grand chose pour que les choses dégénèrent.

Au final, j'ai trouvé son discours décalé de la réalité. Il n'a pas été capable ce coup ci, selon moi, de répondre aux inquiètudes des francais. On l'écoute sans être convaincu, du moins je l'ai écouté et je n'ai pas été convaincu.


Et je vous adresse mes meilleurs voeux pour l'année 2009!!!
Par lhentz - Communauté : Les blogs de Gauche
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