Samedi 29 novembre 2008

Mon ordinateur a rejoins le paradis des PC, paix à son âme.

Le temps de lui trouver un remplacant digne de ce nom, je risque de ne pas pouvoir mettre à jour mon blog. C'est pas facile de se concentrer dans les cybers.

Et je m'excuse d'avance si je reponds tardivement aux commentaires ;-)


Merci aux quelques visiteurs qui lisent les articles et qui interviennent dans les commentaires.

Par lhentz
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Dimanche 23 novembre 2008

J'ai beaucoup d'estime pour N. Sarkozy. Il fait preuve d'un très fort volontarisme et il a un certain génie pour suivre et répondre aux attentes des citoyens. Il est très doué en communication et il sait gérer le pouvoir. En moins de deux ans d'exercice, il a affaibli comme rarement l'opposition  (bien que le PS soit en progression dans les scrutins régionaux) qui est complétement décribilisée et qui s'enfonce encore un peu plus maintenant. A gauche de l'UMP est naît une pléthore de formation centriste ou de gauche qui accentuent les divisions et les "trahisons".

Ses concurrents potentiels à droite sont muselés ou très affaiblis, comme Dominique de Villepin ou Nicolas Dupont D'aignan. La direction de l'UMP a été divisée pour empécher l'émergence d'un second leader dans son ombre. Les petits chefs s'entretuent pendant que N. Sarkozy règne en maître sur le pays.

Il concentre les idées et les initiatives. Il est la seule voix qui sort de ce tohu-bohu qu'il a lui même créé. Il a une très grande liberté d'action et rencontre qu'une faible résistance malgrè l'injustice sociale de certaines de ses réformes (bouclier fiscal, réforme de la sécurité sociale, de la retraite, refonte des 35h). Il semble sur tous les fronts, actifs et à l'écoute.


Pourtant en prennant du recul, une évidence apparaît de plus en plus. Notre président de la République n'est pas bon.

Il ferait un excellent premier ministre, proche des citoyens et hyper-réactif. Mais comme président, il semble manquer de discernement.

Aucune de ses décisions ne semblent être le résultat de projection sur le long terme. Tout ce qui est entrepris actuellement, aurait pu l'être il y a 20 ans déjà: Grenelle de l'envirronement, reforme de la justice, des universités, des armées, des institutions culturelles, etc et est le résultat du plus grand audit de l'histoire de la France voté en 2001 (la loi LOLF). Son volontarisme l'honnore mais n'est pas suffisant.


Il sait réagir aux attentes et à l'actualité, mais ne construit pas les bases d'un meilleur développement  sur le long terme pour la France, comme l'avait fait ses prédecesseurs malgré tous les reproches qu'on a pu leur faire. Les réformes entreprises ne font que suivre les tendances internationales ou de vielles recommendations. Elles seront déjà dépassées le temps de les appliquer. Et pour beaucoup, elles ne sont pas le fruit du bon sens mais seulement de la nécessité.


Sa politique économique est tout simplement nulle. Elle repose sur les principes libéraux appliqués au XIXeme siècle et au début du XXeme dont l'inéfficacité a été prouvée par plusieurs crises (1870-80, 1929-33). Il ne semble rien comprendre à la politique économique européenne dont l'objectif premier est d'atteindre une stabilité monétaire pour rassurer et attirer les investisseurs, ce qui nécessite de lutter contre l'inflation et l'endettement.


A cette allure, dans 10/15 ans la France sera reléguée hors du classement des 10 pays les plus riches et les conditions sociales seront encore pires que maintenant. Je ne comprends pas pourquoi nous restons dans une logique comptable statique au lieu de prendre en compte les évolutions probables qui auront une influence certaine sur notre économie.


Dans quelques années, le mouvement de délocalisation des entreprises de services va fortement s'amplifier, en particulier dans l'informatique. Des dizaines de milliers d'ingénieurs se retrouveront sur le carreau. L'industrie automobile elle aussi va énormèment souffrir. Les procès et les aides ne suffiront pas à enrayer le mouvement, on doit réflechir dès à présent à comment protéger notre pays contre ces évolutions qui ne sont pas une fatalité.


Une des pistes pourraient être dans l'économie sociale et solidaire, qui est déjà le troisième secteur économique en France. (Grâce à F. Mitterand et je ne pense aps que se soit un hasard) Ce secteur brasse des centaines de milliards d'euros dans le monde entier grâce aux ONG et aux fondations. Leurs actions contribuent à l'amélioration des conditions de vie des plus démunis. Pourquoi ne nous spécialiserions nous pas dans ce domaine en attirant les principaux acteurs et en leur permettant de réaliser des économies d'échelles favorables à tout le monde? Ils pourraient être aussi des vecteurs solides pour la recherche et l'innovation, avec un cadre éthique plus rigoureux que certains de nos laboratoires privés. Celà redonnerait aussi une image forte de notre pays. Nous pourrions redevenir le symbole d'un certain humanisme, se combinant très bien avec la prospérité.


Mais pour atteindre de tels objectifs et faire accepter des programmes plus humanistes, il est nécessaire de redéfinir les fonctions de l'état et de sortir d'une logique purement marchande qui est totalement inefficace.


L'idéalisme n'est pas de combattre le modèle de société actuel, mais plutôt de continuer à y croire...!



Par lhentz - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Samedi 22 novembre 2008

Je trouve ca nul de la part de S. Royal de remettre en question le résultat des votes, bien que très serré, au lieu d'accepter sa défaite et de se ranger derrière Martine Aubry pour lancer une réelle dynamique de changement et de rassemblement.


Je suis décu, car ca démontre sa volonté de pouvoir sans prendre en compte l'intérêt commun. Elle n'a rien de plus ni de moins que sa concurrente. Elle n'a pas de mission sacrée et elle a déjà perdu une élection. Avoir des convictions, c'est aussi accepter le choix des militants et accepter qu'on puisse considérer quelqu'un comme plus compétent.


Elle a perdu, fin de l'histoire. Elle doit faire preuve d'humilité, car tout le reste ne fera que la décribiliser encore un peu plus et ca n'arrangera en rien les tensions au sein du PS.


La scission, qui sur le long terme pourrait être très favorable, est peut être devenu inévitable?


Car morceau par morceau, le PS s'effondre. Trop de courants divergents y sont représentés et il y a un vide gigantesque pour un parti socialiste moderne et réaliste capable de répondre aux défis de demain en étant à l'écoute des citoyens, et en prenant en compte les données économiques, juridiques et politiques internationales.


Il naitra peut être des cendres de ce mamouth congelé...


Par lhentz - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Vendredi 21 novembre 2008

Chomage, crise économique, insécurité, remise en cause des principes de solidarité, armée humiliée, dette abyssalle, riches hyper favorisés, grands discours et retournements de vestes, manque de réalisme économique, erreurs stratégiques répétées avec l'allemagne puis les états unis de W., réformes déstabilisant l'opinion publique mais sans grands effets et issus de la LOLF voté en 2001.

Bref, en prenant du recul, le bilan de la présidence de N. Sarkozy n'est pas très bon.

Il y a eu beaucoup de vent, beaucoup de provocation mais les résultats promis ne sont pas là du tout.

Durant la campage présidentielle, un des atouts majeurs de N. Sarkozy face à ses concurrents avait été son programme économique.

Les "experts" applaudissaient sa forte volonté de réduire la dette publique et le défendait fortement à ce sujet dans les journaux, sur Internet, etc. L'économie était son point fort et la gauche semblait bien ridicule avec son programme social digne des années 80.

Dès son arrivée au pouvoir, N. Sarkozy a lancé ses grands plans pour l'économie. Une des premières lois votées fut le bouclier fiscal visant à limiter à 50% le taux d'imposition maximale. Cette loi a couté environ 10 milliards de dollars à l'état sans effet sur l'économie, alors que la crise commencait déjà à toucher les Etats Unis.

Parallèlement, plusieurs lois ont été votées pour "réformer" le système de retraites et la sécurité sociale. Les réformes ont été faites sur des bases comptables et non humanistes. La logique est donc très simple, on regarde les postes de dépenses et les postes de recettes, puis on décide où on peut faire des coupes et qui on peut plus taxer. Sans prendre en compte que la santé n'est pas un domaine comme les autres et que la dégradation de l'état de santé de nos citoyens a des effets directs sur l'économie.

Pour la retraite, c'est pareil. Les personnes âgées ne sont pas du tout valorisées. On ne travaille plus de la même manière à 20 ans qu'à 60 ans. On n'a plus le même dynamisme. Alors pourquoi empecher l'entrée des jeunes sur le marché du travail en laissant des personnes plus âgés et moins efficaces à des postes où ils ne sont clairement plus adaptés. La force de la viellesse est la sagesse et la connaissance. Ils ont une expérience et un savoir très riche et nécessaire à notre économie et qu'on n'exploite pas suffisament. Alors au lieu d'exploiter les plus vieux et de sous employer les plus jeunes, pourquoi ne créererions nous pas un pacte de solidarité entre les générations, où les plus âgés donnent leurs savoirs et les plus jeunes leur dynamisme? Ca se serait à mon sens une vision réaliste de l'économie et des enjeux d'aujourd'hui. Les plus âgés pourraient ainsi contribuer au lancement de nouvelles activités et jouer le rôle de consultant dans tous les domaines. Un ouvrier de 60 ans a autant à apporter qu'un cadre du meme âge à des jeunes dans certains domaines, et avec un soutien de l'état (juridique et intelectuel) il pourrait en vivre et contribuer à l'équilibre des caisses de retraite sans se pourrir la santé. Nous ne sommes pas des animaux et il n'est pas acceptable que les moins favorisés crèvent sans même avoir pu profiter du repos de leur retraite, tout ca à cause de politique économique inefficace et purement comptable...


En ce qui concerne la dette, N. Sarkozy a très finement joué politiquement en obtenant de l'union européenne un droit au dépassement du déficit public en temps de crise et pour les dépenses d'investissement. Mais économiquement, à mon avis c'est une erreur. Ces critères de Maastricht ont été mis en place pour assurer une stabilité au sein de l'espace économique européen. Le but du jeu est d'avoir le moins de dette possible pour pouvoir relancer l'économie en temps de crise et de manière coordonnée dans toute l'europe. Ce décalage entre les déficits publiques et les dettes publiques rends beaucoup moins efficaces ce type de politique, entre autre à cause de l'inflation que la BCE tente de combattre coute que coute (l'inflation est liée aux taux d'intérêts qui sont eux même liés aux taux d'investissements). N. Sarkozy fait un peu cavalier seul et ne défend pas l'intérêt économique de la France en agissant ainsi. Et je comprends la politique de l'Allemagne qui rechigne à mener seule une politique de relance, qui serait couteuse pour elle et bénéfique pour les autres. C'est un peu l'histoire de la cigale et de la fourmi.


Au niveau international ses choix sont aussi assez étranges. Les relations avec l'Allemagne, notre premier partenaire économique, se sont tendues, la présidence de la France n'aura pas été si brillante qu'on veut nous le faire croire (traité de Lisbonne toujours en suspens, économie européenne entrée en récession...) et surtout se rapprocher de l'Amérique de W. Bush comme il l'a fait était une grossière erreur. Il faut toujours garder ses distances avec les gouvernements sur la fin. Et à cause de son erreur, N. Sarkozy a encore du retourner sa veste ce qui le décribilise. Au dernier G20, Bush n'a pas soutenu ses propositions et N. Sarkozy a défendu la Russie. Je ne pense pas que Barrack obama ait beaucoup d'estime pour notre petit président, pendant sa campagne il s'était à peinde déplacé en France alors qu'il faisait son show en Allemagne.Dommage, car le rapprochement de la France et des Etats Unis était un beau symbole, les démocraties doivent se serrer les coudes dans ces temps qui s'annoncent très très durs. Et il est inquiétant pour notre propre sécurité et la stabilité internationale que la France se soit autant éloignée de la l'Afrique et des pays arabes qui contribuent de plus en plus à la puissance chinoise  Les frontières géopolitiques et les alliances sont en train de bouger, les Etats Unis paraissent de plus en plus isolés alors que la Chine ne cesse de se renforcer. Nous sommes une des premières économies mondiales (notre PNB est presque équivalent à celui de la Chine) et nous avons une responsabilité internationale qu'il ne faut pas négliger. Cracher sur l'Afrique comme nous le faisons actuellement est une très grave erreur à mon sens que l'on regrettera dans une cinquantaine d'années. On n'est pas dans un jeu et la puissance de la Chine est une menace pour l'équilibre du monde et pour nos démocraties.


Dans cette optique, il est aussi très inquiétant que notre armée soit aussi faible. En Afghanistan, nous avons été humilié et le sous équipement de l'armée française a été démontrée. Une vraie politique de défense au niveau Européen est devenue plus que nécessaire, elle permettrait à tous de se renforcer et d'économiser des milliards d'euros, tout en étant plus efficace.


Et enfin, à force de haine et de mépris, le sentiment d'insécurité s'est renforcé. La France devient de plus en plus communautaire. Les débats sur la représentativité des personnes de couleurs ne devraient même pas avoir lieu, tellement il est évident que se sont des humains comme tous les autres. La boullouire à haine finira par éclater encore plus violement que lors des dernières émeutes, un peu partout dans les banlieus la situation est précaire. et les acteurs sur le terrain sont traités de gauchistes... Et une fois encore, si on sortait d'une logique comptable pour prendre en compte la diversité et le potentiel de chacun on aurait pas ce genre de problème. Tous ces jeunes ont un potentiel énorme. Rien que le fait de parler Arabe, créole ou des langues africaines pourrait être exploité pour augmenter nos exportations et renforcer notre présence en Afrique et dans les pays Arabes. Au lieu de ca, on les dénigre et on les regarde de travers car ils sont plus bronzés que nous. C'est un gaspilage gigantesque et à mon avis le plus grand potentiel de croissance de la France se trouve dans toutes ces personnes. Ils ont l'énergie du changement en eux et une force dont on ne peut pas se passer...!


Pour conclure, je ne comprends pas pourquoi tous ces débats sont si rarement posés sur la table Pourquoi la totale ignorance de N. Sarkozy dans l'économie n'est pas plus raillée? Pourquoi les modèles alternatifs et bien plus efficaces économiquement ne sont mis en avant?


Et dernière question, peut être la plus importante, pourquoi nos hommes politiques ont ils perdu foi dans l'Homme???

Par lhentz - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Lundi 17 novembre 2008
Le Keynesianisme, du nom de l'économiste John Meynard Keynes qui inspira la politique de relance du New Deal en 1933 aux Etats Unis, est très à la mode ces derniers temps.
Beaucoup de gouvernements et de citoyens demandent une intervention plus forte des états (cf: la dernière réunion du G20) pour relancer l'économie. Dans la théorie de Keynes, l'élèment essentiel est la "propension à consommer". En gros, il faut donner de l'argent à ceux qui vont plus le dépenser. En théorie, par exemple un ouvrier qui gagne 100 euros de plus le dépensera immédiatement alors qu'un cadre supérieur aura tendance à l'épargner.
Ainsi, il peut être intéressant de mettre en place un certain nombre de mesures pour augmenter le pouvoir d'achat des moins aisés qui auront tendance à consommer plus, ce qui relance en théorie la croissance. Car plus il y a de consommation, plus il y a d'investissement, plus il y a besoin de main  d'oeuvres et plus il y a d'emploi.
Et dans ce sens, le bouclier fiscal de M. Sarkozy, qui aide les plus hauts revenus au nom d'une soit disante justice sociale, a été la plus grosse erreur économique de ces quinze dernières années. Car il n'a pas relancé la croissance mais a en plus baissé les recettes de l'état. Je m'étonne que pas plus de voix se soient élévés contre le bouclier tellement c'était une décision ridicule et complétement éloignée de la réalité économique, dont nos droitiers se prétendent pourtant les héraults. Bref...

Mais le Keynesiasme bien qu'en apparence proche du socialisme reste une théorie économique dont l'objectif principal est la croissance!!! On ne cherche pas fondamentalement à améliorer la condition des plus pauvres, ce n'est qu'un moyen pour atteindre un objectif de richesse. Les personnalités de "gauche" qui défendent ces politiques de relance montrent une fois encore leur manque de conviction et oublient le plus important.
Derrière tous ces chiffres, il y a une réalité que nos hommes politiques semblent tous oublier, c'est nous! Nous les citoyens lambdas. Il ne suffit pas de dire qu'on va augmenter le smic ou faire une politique de grands travaux pour que tout s'arrange.
Il faut reposer les bases d'une politique globale, d'abord centré sur l'homme, où l'état doit palier les inégalités naturelles tout en nous défendant et n'ait plus comme actuellement l'objectif unique d'augmenter la croissance.
Défendre le socialisme, dans son sens large et non pas celui du parti socialiste, consiste en cela. Comme le disait Rousseau, il existe un pacte social entre l'état et ses citoyens. Et selon moi, à partir du moment ou ce pacte n'est plus tenu, notre état à la limite n'a plus de raison d'être.
Et cet affaiblissement de l'état se ressent dans nos sociétés occidentales, avec la privatisation de services censés être accessibles à tous: Education, santé, sécurité, etc.
Et dans ce cadre, ce n'est pas le libéralisme l'ennemi. Car il n'est qu'une conséquence du caractère humain.
Le problème fondamental et récurrent est plutôt notre classe politique qui cherche à gouverner non pas pour les citoyens en toute humilité mais pour laisser leur place dans l'histoire ou pour briller en société.
La faiblesse n'est pas dans le système économique, mais dans l'homme...
Par lhentz - Communauté : VUES DE GAUCHE
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