Jeudi 11 décembre 2008
Ce qui semblait assez évident à l'époque est à présent officiel. L'UNEF de Bruno Julliard avait "travaillé" main dans la main avec N. Sarkozy l'un pour obtenir le rejet de la loi sur le CPE et l'autre pour déstabiliser le gouvernement et décribiliser D. de Villepin.
On te dit un grand merci Bruno, car ta stratégie a parfaitement fonctionné. La crise du CPE a été déterminante pour crédibiliser N. Sarkozy dans sa stature de président. Il doit t'être très reconnaissant d'avoir su mobiliser des centaines de milliers d'étudiants (au moins l'UNEF est encore utile pour ca...) dont il se moque pas mal à présent.
Mais tu as obtenu ce que tu souhaitais, une carrière politique brillante qui se dessinne, avec un beau poste de secrétaire à l'éducation au PS. Et je suis certain que tu ne refuserai pas la main tendue de ton ami Nicolas s'il te proposait un jour un poste "d'ouverture".
Pour moi, t'es le symbole de cette gauche opportuniste, qui ne respecte ses idéaux que quand ca la valorise. J'espère sincérement ne jamais te rencontrer.

Et au delà de cette diatribe, un peu écrite sous le coup de la colère, cet épisode du CPE montre pleinement la puissance que N. Sarkozy avait déjà parmi les médias à l'époque. Un tel mouvement n'aurait pas pu atteindre cette envergure sans la scénarisation par la TV. Et dès que ca l'a arrangé, N. Sarkozy a tout fait pour casser l'image du mouvement, avec succès. Et l'UNEF n'a pas hésité à trahir ceux qu'ils prétendaient défendre. Au départ, ils revendiquaient bien plus qu'une simple abrogation de la loi.

J'en ai assez de ces syndicats qui défendent que des intérêts particuliers et non l'intérêt général. Les militants de l'UNEF et assimilé vous traitent de facho dès que vous ne partagez pas leurs idées ou que vous leur faites de l'ombre. Quand vous parlez avec des syndicalistes genre cgt, cfdt, etc., la plupart ne vous regardent même pas dans les yeux. Ils répètent inlassablement le même discours sans écouter un seul instant vos arguments. C'est très symptomatique de la "gauche dominante" cette incapacité à se remettre en question, ce qui les empèchent d'aborder et de comprendre les défis du futur. Ils sont tellement convaincus d'être dans le vrai qu'ils ne voient plus la réalité et les besoins de ceux qui croyaient il y a un temps en eux...

Le pire est d'user de la violence pour imposer leur point de vue. Ca va totalement à l'inverse des idées qu'ils sont censés défendre. Comment croire en des personnes qui clament la paix et le respect, alors qu'ils sont complétement intolérants? Les idées sans les actes qui les appuient ne valent rien. Et en ce qui concerne les syndicats, l'écran de fumée est tombé depuis bien longtemps, de moins en moins de personnes les rejoignent.
Le seul syndicat pour qui j'ai vraiment du respect, c'est SUD, car ils vont au bout de leurs convictions, bien qu'ils défendent une ligne assez dure. Le syndicat ne cesse de se renforcer et je suis sûr qu'il jouera un rôle important dans les luttes sociales à venir.
L'UNEF lui continue son lent et inéxorable déclin...
Par lhentz - Communauté : Les blogs de Gauche
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Lundi 8 décembre 2008
Encore une incohérence économique du gouvernement que je ne comprends pas, c'est son manque cruel de soutien aux exportations surtout en ces temps difficiles.

Dans tous les modèles économiques, on peut déterminer grosso modo 4 facteurs de croissances ou de richesses:
- La consommation
- L'investissement privé
- L'investissement publique
- Les exportations

Le plan de relance de N. Sarkozy propose donc de soutenir l'investissement privé en augmentant les liquidités des entreprises (en remboursant ce que l'état leur doit) et en subventionnant indirectement le secteur de l'automobile après celui de la finance.
Le plan de relance affectera aussi l'investissement publique, dont certaines dépenses sont anticipées.

Dans le contexte actuel, je ne comprends pas très bien l'intérêt de s'endetter encore plus. Nous ne sommes pas dans une situation de surproduction comme en 1929 (d'où à mon avis l'inutilité économique mais pas sociale d'un plan de relance de la demande ), ni de surinflation comme dans les années 70 (selon les théories économiques contemporaines, l'inflation a un effet négatif sur l'investissement, d'où la politique monétaire européenne très restrictive à ce sujet).

Nous sommes plutôt dans une situation de surendettement et de crise de confiance. La crise de confiance sera certainemet passagère, les états ayant fait ce qu'il fallait pour garantir les actifs défaillants bien qu'on n'en connaisse pas l'étendue exacte. Par contre, le surendettement lui est très inquietant, il nuit autant à la consommation sur le moyen terme (comme on peut le noter aux Etats Unis) qu'aux investissements stratégiques.

On est donc dans une situation où les marges de manoeuvre sont limitées et où on a besoin de signe fort pour regagner la confiance des investisseurs.

Alors pourquoi ne pas envoyer ce signal fort en s'appuyant sur les avantages compétitifs de notre pays?
Le plus fort potentiel de croissance actuel est sans contexte les exportations!!! La croissance de notre consommation est anémique (on se demande bien pourquoi...) et celle des investissement est réduite à cause de la crise du financement.

Dans ce cas là, profitons de la faiblesse de l'euro et de la croissance forte des pays emergents pour écouler nos produits, dont l'élasticité est faible.
Avec 26 Milliards d'euros d'investis, ce n'est pas 1% de croissance que l'on pourrait gagner mais au moins 4 ou 5%. Les produits francais sont très demandés et très appréciés, mais notre industrie souffre d'un manque de réseau de distribution à l'international. Financons les!!!
Et la mixité culturelle et linguistique de la France est aussi une chance gigantesque pour lancer une politique d'exportation dynamique et juste. Tellement plus de liens pourraient être tissés avec l'afrique, le maghreb, les pays arabes, l'inde, la chine, etc. si on s'appuyait plus sur nos immigrés et si on leur faisait plus confiance.
Je parle pour l'export de marchandise d'une part, qui nécessite de connaître des ditributeurs locaux (beaucoup de français originaires de l'étranger gardent des contacts potentiels au pays), et d'autre part l'export de services et en particulier sur Internet.
SI le gouvernement était un peu plus malin, il soutiendrait les jeunes plein de dynamisme au lieu de les diaboliser. Notre génération a un potentiel extraordinaire, et on pourrait proposer en France des services en plein d'autre langues qui toucheraient des populations bien plus larges que l'anglais seul.

Nos avantages compétitifs déterminants pour une politique d'exportation sont donc à mon avis:
- Un euro moins fort qu'avant
- Un patrimoine culturel richissime
- Une image positive
- Une demande très forte pour nos produits
- Une main d'oeuvre qualifiée et maitrisant souvent au moins deux langues (français, arabe, anglais, espagnol, allemand, chinois, indien, etc.)
- Des produits à faible élasticité, qui dépendent donc peu de la variation des prix et des revenus

Et le dernier point, c'est qu'une telle politique demanderait moins de dépenses que l'actuelle et aurait un potentiel de croissance bien plus élevé.
On cite toujours le "new deal" comme référence, mais n'oublions pas que dans les années 70 le Japon par exemple avait resisté sans problèmes à la crise grâce à une politique d'exportation agressive tout en améliorant la qualité de ses processus de production (méthode kanzai, toyotisme, etc.).

Je m'étonne qu'on n'etende pas la gauche à ce sujet, car cette politique permettrait de concilier la croissance à une meilleure justice sociale...! En tout cas, ca me semblerait plus pertinent que de proposer des mesures restreignants les licenciements, car c'est la meilleure façon pour les sans emplois de ne jamais en trouver. Mais les syndicats et le PS semblent nous avoir oublié...
Par lhentz - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Samedi 6 décembre 2008
Sans dessus ni dessous, on avance sans vraiment regarder où on va.
On consomme de l'information, on travaille, on vit sa vie de couple ou de célibataire, on dort... parfois.
On s'accroche à certaines croyances, on se sent proche de telle ou telle pensée, on la défend ardement.
On a besoin d'être vu, de se différencier. On aime les compliments et on a du mal à accepter que les "autres" ne puissent pas penser comme nous.
Nous avons une vie commune, tendant vers un bonheur incertain, tant promis mais jamais atteint.

Et tous, je crois, ressentons le même vide en nous. On essaye de le combler, par l'excès ou la rigueur, la gentillesse exagérée ou la méchanceté, pourtant il est toujours là. Nous dévorant et influant la plupart de nos comportements.
C'est la maladie de notre siècle, nous possédons trop de connaissance pour pouvoir encore nous regarder dignement dans la glace. Quelque chose cloche dans notre humanité ou dans notre intelligence qu'on se plaît à clamer si haut.

Nous sommes 6 Milliards d'êtres humains, dont la moitié meurt de faim, pendant qu'une minorité se prélasse dans un luxe sans objet, si ce n'est celui du "bonheur" immédiat. Nous errons de convictions en idéaux, au gré des discours et des émissions TV. La vie a perdu de son sens, plus personne nous donne de grandes orientations, de vrais projets auxquels s'accrocher qui nous élèveraient et nous rassembleraient à nouveau.

Notre président n'est qu'une marionnette de l'ignorance, louant les bienfaits de l'argent et détournant son regard de la triste réalité. Un état dont l'unique objet est d'augmenter sa richesse n'a plus de raison d'être. Il tourne en rond et nous entraine dans sa perdition.

Le réalisme est dans l'humanisme. Il ne peut pas y avoir d'existence réelle sans compassion et solidarité. Ce qui nous élève c'est de lutter contre nos instincts primaires, pas de s'y abandonner par facilité. Et un système économique qui nie cette évidence ne mène qu'à la ruine et la haine. C'est l'antithèse du bonheur auquel nous aspirons et c'est le monde dans lequel nous vivons; hier, aujourd'hui et demain...
Par lhentz - Communauté : Les blogs de Gauche
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Jeudi 4 décembre 2008
C'est la seule question qui me vient à l'esprit après l'intervention de notre président de la République à propos de son plan de relance.
Aucune de ses mesures sont exceptionnelles et surtout elles auraient du être engagées depuis bien longtemps, mais elles étaient gêlées soit disant pour respecter le pacte de stabilité.
Mais ce que je ne comprends toujours pas, c'est pourquoi on a préféré baisser les impôts des plus aisés (bouclier fiscal) à hauteur de 10 Milliards d'euros (soit 50% de la somme totale du plan de relance), plutôt que d'utiliser à l'époque cet argent justement pour débloquer les investissements et rembourser les dettes dues au PME.
Ce dernier point me semble essentiel. C'est vraiment un scandale que l'état depuis tant d'années soit si mauvais payeur et oblige ainsi les entreprises à souscrire des prêts à court terme pour assurer les liquidités le temps que l'état ou les collectivités les payent. L'état est en France responsable de la fragilité de milliers de sociétés, et il n'est pas certain que les collectivités puissent débloquer du jour au lendemain les sommes nécessaires pour rembourser les PME.
L'état le pourra, mais ca profitera avant tout aux grandes entreprises, et ce surplus de liquidité ne sera pas nécessairement utilisé pour investir (achat matériel, recherche et développement, recrutement), et surtout l'effet sera sur le long terme.

Au final, après un an et demi de mandat, N. Sarkozy comme son prédecesseur fait une politique de gauche, plus ou moins maladroite, en usant de démagogie pour rester populaire auprès de l'opinion publique. Pourtant, ses électeurs je l'espère ne seront pas dupes. Les réformes n'ont pas (encore?) eu l'effet escompté, la dette de la France explose à cause de ses erreurs économiques de début de mandat et les déficits "sociaux" continuent à se creuser.

C'est bien beau d'être plein de volonté et beau parleur, mais l'incompétence finit toujours par ressortir. Et les années à venir seront très dures je pense pour la France, car l'état devra se serrer deux fois plus la ceinture une fois la crise passée (qui n'est pas plus forte que les précédentes).

La crise qui m'inquiète le plus est celle qui adviendra dans une dizaine d'années. Je me demande si les pays occidentaux auront les moyens de la surmonter ou si elle marquera un tournant dans la "domination" économique. Déjà là, on a frolé la catastrophe...
Et je pense pas qu'un plan de relance était réelement nécessaire, les mesures de soutien me semblaient suffisantes pour stabiliser la situation. On aurait passé une année difficile certes, mais là on se retrouve de nouveau dans une situation spéculative et où l'état a réduit complétement ses marges de manoeuvre.
Par lhentz - Communauté : Les blogs de Gauche
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Lundi 1 décembre 2008

C'est une question qui me taraude souvent l'esprit. J'ai un grand respect pour la culture arabe, l'islam, les cultures africaines, pour les cultures asiatiques, etc.

Pourtant, bien malgré moi je ne peux pas m'empécher d'avoir des à priori. Par exemple, quand je croise dans la rue une bande de "beur" j'ai toujours un pincement au coeur. Je me sens gêné, je ne sais pas comment réagir. Il va de soit que c'est totalement irrationnel et que c'est le fruit de peur diverse.

Pourtant, il n'y a pas de raison. Je comprends pas pourquoi à cause d'une différence de couleur de peau et de tradition ou de religion, on ne se comporte pas pareil entre nous.


A Paris en particulier, je ressens ce très fort sentiment d'intolérance. On ne réagit pas de la même manière avec un blanc, un noir, un beur ou un asiatique. L'opinion publique semble stigmatisée par des images populaires.


Genre:

Beur= Racaille

Noir= Paresseux

Blanc= Bourgeois

Jaune= Associal, drogué au travail


Cependant, ca ne reflète en rien la réalité. On ne se fait plus assez confiance entre nous, on ne recherche pas la richesse là où elle se trouve et on a trop tendance à rester entre personne de notre "communauté".

Je ne comprends pas non plus ce rejet des autres cultures nationales. Personnelement, ca ne me dérange pas que des personnes parlent arabes, chinois ou indien entre elles sur notre territoire. Ni qu'elles continuent à respecter leur rite. C'est pas parcequ'une culture est minoritaire ou différente de la notre qu'il faut la rejeter.


Au contraire, la différence est la richesse de notre pays. Elle pourrait être une source de créativité extraordinaire si on essayait de dépasser nos à priori et nos peurs. Ayons foi en l'être humain, au lieu de détourner le regard dès que quelqu'un ou quelque chose nous dérange. La réalité n'est pas derrière le petit écran, mais dans le quotidien, parmi une population riche en espoir et en humanisme.


Et sans cette confiance réciproque, notre pays ne sortira jamais de son marasme économique actuel. Car n'oublions jamais que se sont les hommes qui font l'économie et non les structures. Des réformes sans volonté populaire forte n'auront jamais aucun effet...!

Par lhentz - Communauté : Les blogs de Gauche
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